Ouganda : Des élections sous haute tension pour un scrutin décisif

Les Ougandais se rendent aux urnes ce jeudi pour élire leur président et renouveler le Parlement, dans un scrutin perçu comme un test majeur pour le pouvoir du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de quatre décennies. Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures, heure locale, et doivent fermer à 16 heures, dans un climat marqué par de fortes mesures de sécurité et des restrictions sur les communications.

Les Ougandais se rendent aux urnes ce jeudi pour élire leur président et renouveler le Parlement, dans un scrutin perçu comme un test majeur pour le pouvoir du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de quatre décennies. Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures, heure locale, et doivent fermer à 16 heures, dans un climat marqué par de fortes mesures de sécurité et des restrictions sur les communications.

Âgé de 81 ans, Yoweri Museveni brigue un septième mandat depuis son arrivée au pouvoir en 1986. Il affronte sept candidats, dont le principal opposant Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine. Âgé de 43 ans, l’ancien chanteur de reggae, arrivé deuxième à la présidentielle de 2021, incarne l’espoir d’une partie de la jeunesse et de l’opposition.

À la veille du vote, Bobi Wine a dénoncé la coupure d’internet, qu’il estime destinée à entraver les communications et à porter atteinte à la transparence du scrutin. De son côté, la Commission électorale assure que les résultats seront annoncés dans un délai de 48 heures après la clôture du vote. « Ce sont les électeurs qui déterminent le président du pays », a déclaré son président, Simon Byabakama.

Dans la capitale Kampala et ses environs, de longues files d’attente ont été observées dès l’ouverture, malgré des retards ponctuels liés à l’acheminement du matériel électoral. Environ 21,6 millions d’électeurs sont inscrits, contre 18,1 millions lors du précédent scrutin.

La campagne électorale s’est déroulée dans un contexte de restrictions sur les rassemblements et la couverture médiatique. La suspension temporaire de l’accès à internet et de certains services mobiles, ordonnée par l’Uganda Communications Commission, suscite de vives critiques. Si les autorités justifient cette mesure par la lutte contre la désinformation et les risques de violence, le bureau des droits de l’homme de l’ONU a exprimé sa « profonde préoccupation » face à ces restrictions, qu’il juge contraires aux principes d’élections libres et équitables.

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