Le Tchad a perdu, ce mardi matin, l’une de ses figures militaires et administratives les plus emblématiques. Le général Mornadji Mbaissanabé Kar-Uba est décédé à l’hôpital de la Renaissance de N’Djamena, des suites d’une maladie, selon des sources proches de sa famille.
Officier supérieur respecté et homme d’État aguerri, le général Mbaissanabé a marqué durablement l’appareil sécuritaire et administratif tchadien. Au sommet de sa carrière militaire, il a occupé le poste stratégique de Chef d’État-Major Général des Armées (CEMGA), contribuant à l’organisation et à la structuration des forces de défense nationale dans un contexte sécuritaire souvent exigeant.
Son engagement au service de l’État ne s’est toutefois pas limité au champ militaire. Le défunt a également exercé d’importantes responsabilités civiles, notamment en tant que gouverneur des provinces de l’Ennedi Ouest, du Moyen-Chari et du Lac, où il a été confronté à des enjeux de gouvernance, de cohésion sociale et de développement local. Il a par ailleurs dirigé la Direction de la Moralisation, une institution clé dans la promotion de l’éthique et de la discipline au sein de l’administration publique.
À l’échelle locale, le général Mbaissanabé a aussi servi comme préfet de Nya Pendé, dans la province du Logone Oriental, illustrant un parcours marqué par la proximité avec les réalités du terrain et les populations.
La disparition du général Mornadji Mbaissanabé Kar-Uba suscite de nombreuses réactions au sein des cercles civils et militaires, où son sens du devoir, sa rigueur et son attachement à la République sont largement salués. Son parcours laisse l’empreinte d’un serviteur de l’État dont l’engagement aura traversé plusieurs décennies.
En ces moments de deuil, la rédaction adresse ses condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté nationale. Paix à son âme.




