L’Organisation des Nations unies a tiré, ce lundi, la sonnette d’alarme sur la dégradation continue de la situation nutritionnelle des enfants dans la bande de Gaza, où la malnutrition infantile atteint des niveaux jugés alarmants. Selon les données communiquées par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), près de 95 000 cas de malnutrition aiguë ont été recensés depuis le début de l’année 2025, dans un contexte humanitaire déjà extrêmement fragile.
S’exprimant lors de sa conférence de presse quotidienne, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a souligné que la crise humanitaire à Gaza « demeure catastrophique », aggravée par des conditions hivernales particulièrement rigoureuses. Ces conditions climatiques extrêmes compromettent les maigres avancées réalisées par les acteurs humanitaires sur le terrain, rendant l’accès à l’aide et la prise en charge des populations encore plus difficiles.
Les agences chargées de la réponse nutritionnelle continuent ainsi de faire face à un afflux massif d’enfants nécessitant une assistance urgente. D’après les chiffres avancés par l’ONU, plus de 76 000 enfants ont été examinés au cours du seul mois dernier. Parmi eux, environ 4 900 ont été diagnostiqués en situation de malnutrition aiguë, dont plus de 820 souffrant de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus critique et potentiellement mortelle.
Ces nouvelles données confirment l’ampleur de la crise nutritionnelle qui frappe les plus jeunes dans l’enclave palestinienne, où les pénuries alimentaires, la dégradation des infrastructures sanitaires et l’insécurité persistante continuent de peser lourdement sur les conditions de vie. Les Nations unies et leurs partenaires humanitaires appellent à un renforcement urgent de l’assistance, avertissant que sans un soutien accru et un accès humanitaire durable, la situation des enfants à Gaza risque de se détériorer davantage dans les semaines à venir.



