Face à la multiplication d’informations alarmistes relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux et dans certains médias, la société civile du Ouaddaï est sortie de son silence. Dans un communiqué explicatif rendu public le 12 janvier 2026 à Abéché, plusieurs organisations locales ont tenu à faire le point sur la situation sécuritaire dans la province et à dénoncer ce qu’elles qualifient de « fausses rumeurs visant à semer la confusion et la psychose ».
Le document est signé par le Regroupement des organisations de la société civile du Ouaddaï, la Coalition des jeunes d’Abéché et la Coordination des associations civiles et féminines du Ouaddaï. Ces structures affirment avoir pris la parole « en toute transparence et responsabilité », conformément à leur rôle de veille citoyenne et de promotion de la cohésion sociale.
Un retour à la stabilité sécuritaire
Dans leur communiqué, les organisations signataires confirment que la sécurité est globalement rétablie dans la zone orientale du pays, et plus particulièrement dans la province du Ouaddaï, malgré « l’existence de certaines menaces sécuritaires ». Elles soulignent que les autorités administratives et les forces de défense sont pleinement à pied d’œuvre pour maintenir l’ordre public et garantir la tranquillité des populations.
Selon elles, la situation est sous contrôle et ne justifie pas les discours alarmistes qui circulent actuellement. Elles insistent sur le fait que les dispositifs sécuritaires en place fonctionnent normalement et permettent d’assurer la protection des personnes et des biens.
Démenti formel des allégations
Les signataires du communiqué rejettent catégoriquement les accusations et les informations diffusées par certains médias et plateformes numériques, qu’ils jugent infondées. Ils affirment que ces allégations « ne reposent sur aucune source officielle ni donnée fiable » et qu’elles ne constituent que de simples rumeurs destinées à créer un climat de peur et d’instabilité.
La société civile du Ouaddaï estime que ces campagnes de désinformation nuisent à la paix sociale et portent atteinte à l’image de la province, déjà confrontée à des défis sécuritaires et humanitaires.
Les forces armées défendues
Dans leur prise de position, les organisations signataires apportent un soutien clair aux Forces armées tchadiennes et aux forces conjointes opérant dans la région. Elles affirment que ces forces « accomplissent les missions qui leur sont confiées conformément à la Constitution et aux lois en vigueur, dans le respect strict de la chaîne de commandement officielle ».
Elles précisent que l’armée assume pleinement ses responsabilités en matière de protection des frontières, de maintien de la sécurité publique, de préservation de la paix sociale et de sauvegarde de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays.
Le communiqué souligne également qu’« aucun armement de groupes civils ou de formations irrégulières n’existe en dehors des cadres et institutions officielles de l’État », et que toute information contraire relève de simples allégations sans fondement.
Clarification autour du général Ousmane Bahar Mahamat Itno
Un passage du communiqué est consacré au général Ousmane Bahar Mahamat Itno, dont le nom a été cité dans certaines rumeurs. Les organisations signataires précisent qu’il est « un membre à part entière de l’institution militaire » qui accomplit son devoir national « avec professionnalisme et discipline » dans le cadre des missions officielles qui lui sont assignées.
Elles affirment qu’il œuvre au renforcement de la sécurité et de la stabilité dans la région et qu’il n’agit « sous aucun autre agenda », contrairement à ce que laissent entendre certains médias étrangers.
Appel à la responsabilité des médias et des citoyens
En conclusion, la société civile du Ouaddaï appelle les citoyens et les professionnels des médias à faire preuve de « responsabilité nationale, de rigueur et d’objectivité » dans la collecte et la diffusion de l’information. Elle invite à s’éloigner des rumeurs et des informations erronées, notamment celles provenant de médias étrangers accusés de vouloir « la désinformation et la déstabilisation ».
Pour les signataires, la préservation de la paix et de la cohésion sociale dans le Ouaddaï passe avant tout par une information fiable et responsable, loin des manipulations et des discours alarmistes.
Le communiqué est signé à Abéché par Abdallah Bichir pour le Regroupement des organisations de la société civile du Ouaddaï, Oumar Issa Oumar pour la Coalition des jeunes d’Abéché, ainsi que Dr Abakar Youssouf Oumar et Mohamed Nimer pour la Coordination des associations civiles et féminines du Ouaddaï.




