Huit membres des Forces de défense kényanes (KDF) ont été présentés devant un tribunal de Nairobi, accusés de trafic de stupéfiants à la suite d’une saisie majeure de méthamphétamine survenue en mer en octobre dernier.
Selon le parquet, la cargaison interceptée lors d’une opération maritime le 25 octobre, estimée à plus de 63 millions de dollars, représentait plus d’une tonne de crystal meth. Une partie de cette drogue aurait été détournée, déclenchant une enquête interne qui a abouti à l’inculpation des militaires.
Les autorités kényanes ont rappelé que cette affaire survient alors que le pays intensifie ses patrouilles maritimes le long de la côte de l’océan Indien. Cette mesure vise à contrer les réseaux transnationaux de trafic de drogue qui utilisent la région pour faire transiter d’importantes quantités de stupéfiants vers d’autres continents.
Les huit soldats restent pour l’instant détenus en attendant la poursuite de l’instruction judiciaire. Cette affaire met en lumière les défis persistants auxquels sont confrontées les forces de sécurité dans la lutte contre le trafic de drogue, un phénomène qui menace non seulement la sécurité maritime mais aussi la stabilité intérieure du pays.




