À Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï, la gestion protocolaire des cérémonies officielles et communautaires continue de susciter de vives préoccupations. Ces derniers temps, presque chaque événement public est marqué par des débordements liés au non-respect du temps imparti et de l’ordre protocolaire pourtant établi à l’avance.
Lors de nombreuses cérémonies, des prises de parole improvisées s’invitent au programme, en dehors de toute planification officielle. Cette pratique, devenue récurrente, va à l’encontre des règles élémentaires du protocole, censées garantir l’ordre, la fluidité et la solennité des événements. Dans un contexte où chacun souhaite s’exprimer, des intervenants non directement concernés par l’objet de la cérémonie prennent la parole, souvent sans autorisation préalable.
Ces interventions non prévues entraînent des confusions, des chevauchements de discours et une perte de repères pour les participants. Les invités, parfois contraints de patienter de longues heures, expriment leur lassitude face à des cérémonies qui s’éternisent sans cohérence ni respect de l’agenda initial. Cette situation affecte non seulement le bon déroulement des événements, mais aussi leur crédibilité et leur portée symbolique.
Pour plusieurs observateurs, ces dysfonctionnements traduisent un manque de rigueur dans l’application des règles protocolaires et une insuffisante coordination entre les organisateurs. Le protocole, rappellent-ils, n’est pas un simple formalisme, mais un outil essentiel pour assurer le respect des autorités, des invités et du public.
Face à ces dérives répétées, des voix s’élèvent à Abéché pour appeler à une meilleure organisation des cérémonies, à un strict respect de l’ordre protocolaire et à une sensibilisation accrue des acteurs impliqués. L’objectif est de restaurer la discipline, la dignité et l’efficacité des événements officiels et communautaires dans la province du Ouaddaï.




