Les tensions diplomatiques montent dans la région des Grands Lacs. Le Burundi a accusé le Rwanda de violer l’accord de Washington en poursuivant son expansion militaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans une déclaration publique, le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, a dénoncé une « occupation rwandaise » sur le sol congolais. Il a également mis en cause le « rôle néfaste du Qatar », accusé de protéger Kigali sur le plan diplomatique malgré les accusations répétées d’ingérence militaire.
Ces accusations font écho à la position de Kinshasa. Dans un communiqué publié le 31 décembre, les autorités congolaises ont condamné l’« occupation illégale » et l’avancée des troupes rwandaises vers Uvira, Fizi et Mwenga, dans la province du Sud-Kivu. Le gouvernement congolais affirme que cette situation a provoqué une grave crise humanitaire.
Selon la RDC, plus de 500 000 personnes ont été déplacées depuis le début du mois de décembre et environ 1 500 civils ont été tués dans les violences. Kinshasa exige un retrait immédiat des forces rwandaises, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU et aux dispositions de l’accord de Washington.
La RDC réaffirme par ailleurs sa détermination à poursuivre les responsables de ces violations devant la justice internationale. Pendant ce temps, l’est du pays reste confronté à une insécurité persistante, sur fond de tensions régionales croissantes.




