Une frappe aérienne attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aurait accidentellement atteint une base de l’ONG internationale War Child à Masisi, dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la RDC, relançant les inquiétudes sur la sécurité des civils et des acteurs humanitaires dans un contexte de combats intenses contre le M23.
Selon des informations disponibles, l’attaque aurait initialement visé des positions du mouvement rebelle du M23 et de leurs alliés rwandais signalées à proximité de la localité. Toutefois, le bombardement aurait touché une installation humanitaire, faisant provisoirement état de quatre morts et de huit blessés, ainsi que de la destruction d’une maison. Des vérifications seraient en cours afin d’identifier les victimes et de déterminer avec précision les circonstances de l’incident.
À ce stade, les autorités militaires congolaises ne se seraient pas encore prononcées officiellement sur cette frappe, laissant subsister de nombreuses interrogations quant aux responsabilités et aux suites éventuelles. L’ONG War Child, engagée dans la protection et l’assistance aux enfants affectés par les conflits, opérerait depuis plusieurs années dans cette zone particulièrement exposée à l’insécurité.
Le même jour, de violents affrontements auraient éclaté à Buhimba, opposant les rebelles du M23 aux FARDC, appuyées par les milices d’autodéfense Wazalendo. Ces combats illustreraient la poursuite des hostilités dans le Nord-Kivu, où l’intensification des opérations militaires continuerait d’exposer les populations civiles et les humanitaires à de graves risques, en dépit des appels répétés au respect du droit international humanitaire.



