La visite officielle du général Abdel Fattah Al-Burhan, président du Conseil souverain de transition du Soudan, en République arabe d’Égypte a donné lieu à une déclaration ferme du Caire sur la situation au Soudan. Face à l’aggravation du conflit, l’Égypte a réaffirmé son engagement politique et sécuritaire, tout en traçant des « lignes rouges » jugées non négociables.
Dans un contexte régional sous haute tension, l’Égypte a d’abord exprimé son plein soutien à la vision du président américain Donald Trump en faveur de l’instauration de la sécurité, de la stabilité et de la paix au Soudan. Le Caire s’inscrit ainsi dans une approche internationale visant à prévenir l’escalade, résoudre les conflits et promouvoir des solutions pacifiques durables.
Les autorités égyptiennes ont par ailleurs fait part de leur vive inquiétude face à l’intensification des combats et aux violences extrêmes enregistrées au Soudan. Elles ont condamné les massacres et les violations flagrantes des droits humains perpétrés contre les civils, notamment dans la ville d’El Fasher, devenue l’un des épicentres de la crise humanitaire.
Au cœur de la déclaration, l’Égypte a insisté sur l’existence de lignes rouges « non négociables », directement liées à sa sécurité nationale, qu’elle considère indissociable de celle du Soudan. Le Caire a souligné que la préservation de l’unité et de l’intégrité territoriale soudanaises constitue une priorité absolue, tout comme la protection des ressources du pays et des droits du peuple soudanais. Toute tentative de sécession ou de fragmentation du territoire a été explicitement rejetée.
Dans le même esprit, l’Égypte a réitéré son refus catégorique de la création ou de la reconnaissance de toute entité parallèle au Soudan, estimant qu’une telle démarche porterait atteinte à l’unité nationale et à la souveraineté de l’État soudanais. La sauvegarde des institutions étatiques a également été présentée comme une ligne rouge majeure.
Se voulant ferme mais inscrite dans le cadre du droit international, l’Égypte a affirmé son droit de prendre toutes les mesures nécessaires, conformément aux normes internationales et à l’Accord de défense commun liant les deux pays, pour garantir le respect de ces principes fondamentaux.
Enfin, le Caire a réaffirmé son engagement total au sein du Quartet pour favoriser l’instauration d’une trêve humanitaire menant à un cessez-le-feu durable. Cette démarche inclut la mise en place de zones de sécurité et de couloirs humanitaires destinés à protéger les civils soudanais, en étroite coordination avec les institutions étatiques du Soudan.
À travers cette prise de position, l’Égypte confirme son rôle central dans les efforts diplomatiques régionaux et internationaux visant à contenir la crise soudanaise et à préserver la stabilité d’un voisin stratégique.




