Réunis en séance plénière ce mercredi 17 décembre 2025, les députés tchadiens ont adopté à l’unanimité le projet de loi de finances portant budget général de l’État pour l’exercice 2026, au terme de plus de sept heures de débats intenses à l’Assemblée nationale.
Présidée par le Président de l’Assemblée nationale, la séance a été marquée par la présentation détaillée du projet par le ministre d’État, ministre des Finances, du Budget, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin. Les travaux se sont déroulés en présence de la ministre, Secrétaire générale du Gouvernement, Dr Ramatou Mahamat Houtouin, témoignant de l’importance accordée par l’Exécutif à cet exercice budgétaire stratégique.
Pour l’année 2026, les ressources budgétaires globales sont arrêtées à 2 275 milliards de francs CFA, contre 2 420 milliards de francs CFA dans la loi de finances initiale de 2025. Cette prévision traduit une baisse de 145,8 milliards de francs CFA, soit une contraction d’environ 6 %, dans un contexte marqué par des contraintes économiques et la volonté affichée de rationaliser les dépenses publiques.
Au cours des échanges, les députés ont examiné les grandes orientations du budget, mettant l’accent sur la soutenabilité des finances publiques, la priorisation des secteurs sociaux et la nécessité d’une gestion plus rigoureuse des ressources de l’État. Les discussions ont été qualifiées de « nourries et constructives », tant par la majorité que par l’opposition parlementaire.
L’adoption unanime de la loi de finances 2026 est interprétée comme un signal politique fort. Elle traduit, selon plusieurs observateurs, une confiance renouvelée des représentants du peuple envers l’action gouvernementale, mais aussi un engagement partagé des institutions républicaines à œuvrer pour une gouvernance financière responsable, axée sur la discipline budgétaire et la transparence.
Avec ce vote, le Tchad se dote d’un cadre budgétaire appelé à encadrer l’action publique pour l’année 2026, dans un contexte où les attentes sociales demeurent élevées et où la maîtrise des équilibres macroéconomiques reste un enjeu majeur.




