Dans une dynamique de renforcement du système de santé et de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, des responsables de centres de santé et des sages-femmes des districts sanitaires d’Abéché et d’Abougoudam prennent part, depuis ce matin à Abéché, à une session de formation consacrée aux soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU) ainsi qu’aux technologies contraceptives.
Le lancement officiel de cet atelier a été présidé par le délégué provincial sanitaire du Ouaddaï, Dr Abdel-Mahmoud Chêne, qui a rappelé l’importance stratégique de cette formation pour l’amélioration de la qualité des soins offerts aux populations, en particulier aux femmes et aux nouveau-nés.
Prévue pour une durée de huit jours, la formation rassemble une trentaine de responsables de centres de santé et de sages-femmes issus de trois districts sanitaires relevant de la délégation provinciale sanitaire du Ouaddaï. Elle est organisée par le ministère de la Santé publique et de la Prévention, avec l’appui financier de la Banque mondiale à travers le projet SWEDD+.
Dans son intervention, la représentante du programme de renforcement des capacités du ministère de la Santé publique et de la Prévention, Mme Noudjita Remadji, a précisé que l’atelier vise à doter les participants de compétences pratiques et actualisées en matière de prise en charge des urgences obstétricales et néonatales, ainsi que dans l’utilisation des technologies contraceptives modernes. Selon elle, cette démarche contribue directement à l’amélioration de l’offre de services de santé dans les zones couvertes par le projet et à la réduction des décès maternels.
Abondant dans le même sens, la responsable du programme santé du projet SWEDD+, Mme Fatimé Mahamat Maloum, a souligné que les soins obstétricaux et néonatals d’urgence constituent un levier essentiel pour sauver des vies et renforcer la résilience des systèmes de santé locaux.
Procédant à l’ouverture officielle des travaux, le Dr Abdel-Mahmoud Chêne a salué les actions du projet SWEDD+, qu’il a jugées en parfaite cohérence avec la politique nationale du gouvernement, laquelle fait de la santé publique une priorité majeure du développement humain.




