Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a exprimé vendredi sa vive préoccupation face à ce qu’il qualifie d’« intensification de la répression » en Tanzanie. Lors d’un point de presse, Volker Turk, porte-parole du Haut-Commissaire, a dénoncé un durcissement des mesures contre les opposants politiques et a appelé le gouvernement à respecter les droits fondamentaux des citoyens.
Selon M. Turk, les autorités tanzaniennes ont multiplié les restrictions et les interventions contre les militants et les partis d’opposition, une situation qui suscite l’inquiétude de la communauté internationale à quelques jours des célébrations de la fête de l’Indépendance, prévues mardi. Le Haut-Commissariat a exhorté le gouvernement à permettre la tenue de manifestations pacifiques pour marquer cet événement national, insistant sur le respect du droit à la liberté d’expression et de rassemblement.
Cette mise en garde s’inscrit dans un contexte de tensions politiques persistantes en Tanzanie, où les observateurs dénoncent depuis plusieurs mois des pressions croissantes sur les voix dissidentes. Les autorités n’ont pas encore réagi officiellement aux déclarations de l’ONU, mais la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, alors que la population se prépare aux festivités de l’Indépendance.



