Soudan : 79 civils, dont 43 enfants, tués dans un « massacre » attribué aux Forces de soutien rapide à Kalogi

Le ministère soudanais des Affaires étrangères a dénoncé vendredi un « massacre » perpétré par les Forces de soutien rapide (FSR) dans la ville de Kalogi, située dans l’État du Kordofan du Sud, faisant 79 morts, dont 43 enfants et six femmes.

Le ministère soudanais des Affaires étrangères a dénoncé vendredi un « massacre » perpétré par les Forces de soutien rapide (FSR) dans la ville de Kalogi, située dans l’État du Kordofan du Sud, faisant 79 morts, dont 43 enfants et six femmes.

Selon un communiqué officiel, cette attaque s’inscrit dans le cadre d’une « campagne de génocide menée par la milice terroriste des FSR contre les communautés soudanaises ». L’attaque a visé une école maternelle où des roquettes, tirées depuis un drone, ont tué un grand nombre d’enfants. Lorsque les habitants sont intervenus pour porter secours aux blessés, la milice aurait de nouveau frappé l’établissement, augmentant le bilan des victimes.

Le ministère affirme également que les FSR ont « pris en chasse des victimes et des secouristes » à l’hôpital rural où les blessés avaient été transférés, qualifiant cette attaque de « terreur sans précédent contre des enfants et des blessés ». Il ajoute que même « les groupes extrémistes les plus brutaux » n’ont jamais commis d’actes comparables.

Le gouvernement de l’État du Kordofan du Sud avait initialement signalé, jeudi, huit morts dans des frappes contre l’école maternelle et un hôpital à Kaluqi, dont six enfants et un enseignant, ainsi que de nombreux blessés.

Les FSR, qui contrôlent la majeure partie des cinq États du Darfour, n’ont pour l’instant émis aucun commentaire sur cette attaque. L’armée soudanaise, quant à elle, reste dominante dans les 13 autres États du pays, y compris la capitale Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, déclenché en avril 2023, a déjà provoqué des milliers de morts et forcé des millions de Soudanais à fuir leurs foyers. Le ministère soudanais appelle la communauté internationale à agir, estimant que le silence face à ces atrocités « est interprété comme un encouragement » par la milice.

Ce massacre met en lumière la gravité de la situation humanitaire dans les Kordofan et ravive les inquiétudes quant à la protection des civils dans le cadre de ce conflit dévastateur.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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