Ghana: le Burkina Faso plaide pour une coopération internationale renforcée dans la lutte contre la drogue

Une conférence régionale consacrée à l’évolution des marchés de la drogue en Afrique de l’Ouest s’est tenue du 27 au 28 novembre 2025 à Accra, au Ghana, réunissant experts, responsables sécuritaires et organisations internationales autour du thème : « Cartographier l’avenir des marchés de la drogue en Afrique de l’Ouest : drogues synthétiques, cocaïne, argent sale et réponses stratégiques ». Le Burkina Faso y a été représenté par une délégation conduite par le ministre de la Sécurité, Mahamadou SANA.

Une conférence régionale consacrée à l’évolution des marchés de la drogue en Afrique de l’Ouest s’est tenue du 27 au 28 novembre 2025 à Accra, au Ghana, réunissant experts, responsables sécuritaires et organisations internationales autour du thème : « Cartographier l’avenir des marchés de la drogue en Afrique de l’Ouest : drogues synthétiques, cocaïne, argent sale et réponses stratégiques ». Le Burkina Faso y a été représenté par une délégation conduite par le ministre de la Sécurité, Mahamadou SANA.

Dans son intervention, le ministre a souligné que les actions de lutte contre la drogue menées jusqu’ici au Burkina Faso demeuraient fragmentées, rendant difficile une réponse coordonnée à un phénomène en constante mutation. Il a indiqué qu’une Stratégie nationale de lutte anti-drogue 2026-2030 avait été élaborée pour corriger ces insuffisances. Ce nouveau cadre repose sur quatre piliers : le renforcement de la prévention, l’amélioration de la prise en charge médico-psychologique et sociale, la réduction de l’offre et de la demande, et la consolidation de la gouvernance du dispositif national.

Mahamadou SANA a appelé les États de la sous-région à harmoniser leurs pratiques et à adopter des approches communes face à une criminalité transnationale de plus en plus organisée. Il a également préconisé la création d’unités spécialisées aux frontières terrestres, identifiées comme des zones critiques du trafic.

Sur le volet international, le ministre a exhorté les partenaires à dépasser les déclarations d’intention pour s’engager dans des actions concrètes, notamment par la mise en place de mécanismes proactifs de partage d’informations basés sur les technologies numériques. Selon lui, un « changement de paradigme » s’impose pour contrer l’expansion rapide des réseaux criminels.

La rencontre, organisée par la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) en collaboration avec le gouvernement ghanéen et le Royaume des Pays-Bas, intervient dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest est devenue une plaque tournante stratégique du trafic de cocaïne et de drogues synthétiques à destination de l’Europe. Les participants ont ainsi insisté sur l’urgence de réponses coordonnées, adaptées et innovantes.

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