L’ex-président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló aurait trouvé refuge au Congo après un séjour écourté au Sénégal

L’ancien président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, destitué à la suite du coup de force du 27 novembre, aurait quitté Dakar dans la nuit du 28 au 29 novembre pour Brazzaville. Selon plusieurs sources, il y aurait été reçu par le président congolais Denis Sassou N’Guesso, avec lequel il entretiendrait des relations personnelles de longue date. Embaló et une délégation d’environ douze personnes seraient actuellement hébergés dans un hôtel de la capitale congolaise.

L’ancien président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, destitué à la suite du coup de force du 27 novembre, aurait quitté Dakar dans la nuit du 28 au 29 novembre pour Brazzaville. Selon plusieurs sources, il y aurait été reçu par le président congolais Denis Sassou N’Guesso, avec lequel il entretiendrait des relations personnelles de longue date. Embaló et une délégation d’environ douze personnes seraient actuellement hébergés dans un hôtel de la capitale congolaise.

Son arrivée au Congo interviendrait après un séjour bref mais mouvementé au Sénégal. Le président Bassirou Diomaye Faye aurait accepté de l’accueillir à Dakar à titre humanitaire, mais cette décision aurait provoqué une vive polémique interne. Le Premier ministre Ousmane Sonko aurait publiquement remis en question les circonstances du renversement en Guinée-Bissau, parlant de « combine » et réclamant la publication des résultats électoraux. Cette divergence au sommet de l’État sénégalais aurait rendu la présence d’Embaló politiquement inconfortable.

Le Congo justifierait son hospitalité par des considérations humanitaires et par un souci d’apaisement dans un contexte régional sensible. L’accueil d’anciens dirigeants en exil serait par ailleurs une pratique déjà observée en Afrique de l’Ouest et du Centre, où les relations personnelles entre chefs d’État pourraient parfois peser dans les décisions diplomatiques.

Reste à savoir si cette relocalisation contribuerait à réduire les tensions en Guinée-Bissau ou si elle déplacerait simplement les enjeux liés à la transition en cours. Aucun calendrier officiel concernant la situation d’Embaló à Brazzaville n’aurait pour l’instant été communiqué.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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