Le président russe Vladimir Poutine a déclaré jeudi que la Russie était prête à « cesser les hostilités » en Ukraine, à condition que les forces ukrainiennes se retirent des territoires dont Moscou revendique l’annexion. Une position qui réaffirme la ligne dure du Kremlin et complique davantage les efforts internationaux visant à mettre fin à un conflit qui entre dans sa quatrième année.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à Bichkek, au Kirghizstan, Vladimir Poutine a martelé que la responsabilité de la désescalade reposait désormais sur Kiev : « Si les troupes ukrainiennes quittent les territoires occupés, nous cesserons les hostilités. Si elles ne partent pas, nous les chasserons par la force militaire », a-t-il déclaré, réaffirmant la détermination de Moscou à maintenir son contrôle sur ces régions.
Ces déclarations interviennent quelques jours après la présentation par les États-Unis d’un projet de plan destiné à mettre fin à la guerre. Ce document, initialement perçu comme favorable aux exigences du Kremlin, a été amendé au cours du week-end après des consultations avec les autorités ukrainiennes. Il doit désormais être présenté officiellement à Moscou.
Le retrait exigé par la Russie concerne des territoires dont l’annexion n’est pas reconnue par la communauté internationale. Pour Kiev, un tel scénario reviendrait à abandonner sa souveraineté et à légitimer l’occupation militaire russe, une option jugée inacceptable par les autorités ukrainiennes.
Alors que les pourparlers diplomatiques peinent à avancer, la sortie du président russe renforce l’impasse actuelle et met en lumière les divergences persistantes entre les différentes parties prenantes. Les prochaines réactions de Kiev et de Washington seront déterminantes pour la suite des discussions et la possibilité d’un éventuel cessez-le-feu.




