Le président américain Donald Trump a dénoncé mercredi une « agression abjecte » et un « acte terroriste » après l’attaque meurtrière ayant visé deux membres de la Garde nationale en service près de la Maison-Blanche. Le suspect, interpellé peu après les faits, est présenté par la Maison-Blanche comme un immigré afghan arrivé aux États-Unis en 2021.
Dans une adresse vidéo diffusée en soirée, Trump a exprimé son indignation et rendu hommage aux soldats grièvement touchés. « C’est un crime commis contre toute notre nation et contre l’humanité », a-t-il déclaré, insistant sur la responsabilité qu’il impute aux politiques migratoires de l’administration Biden, qu’il juge « désastreuses ».
Face à la gravité de l’incident, le président a annoncé le déploiement de 500 membres supplémentaires de la Garde nationale dans la capitale, une mesure destinée, selon lui, à empêcher « tout nouvel acte de haine ». « L’Amérique ne pliera jamais face au terrorisme », a-t-il assuré.
L’attaque s’est produite mercredi vers 14h15, dans un périmètre hautement sécurisé à proximité de la Maison-Blanche. Le FBI, qui a rapidement pris la main sur l’enquête, estime que l’assaillant aurait agi seul. « Il s’agit d’une question majeure de sécurité nationale », a déclaré le directeur de l’agence, Kash Patel, affirmant que l’enquête mobilisera les plus hauts niveaux de l’appareil sécuritaire.
La maire de Washington, Muriel Bowser, a de son côté évoqué une « agression ciblée » et assuré que la coordination avec les autorités fédérales serait « totale ». Le gouverneur de Virginie-Occidentale, d’où étaient originaires les deux soldats, a d’abord annoncé leur décès avant de rectifier, évoquant des informations contradictoires quant à leur état de santé.
Dans une première réaction sur les réseaux sociaux, Trump avait qualifié le suspect « d’animal » et affirmé qu’il « paierait un lourd prix ». Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, actuellement en mission en République dominicaine, a confirmé le renforcement immédiat de la présence militaire dans la capitale.
Alors que l’enquête se poursuit, l’attaque ravive les tensions politiques autour de la sécurité intérieure et de l’immigration, à moins d’un an d’une nouvelle phase électorale qui s’annonce particulièrement polarisée aux États-Unis.




