Le 21 novembre 2025, un collectif d’avocats du Barreau de la République centrafricaine a saisi la Cour d’appel de Bangui afin de solliciter la mise en liberté provisoire de 548 détenus de la prison centrale de Ngaragba, tous concernés par un dépassement des délais légaux de détention. Soutenue financièrement par la MINUSCA, cette initiative vise à garantir le respect des droits fondamentaux des prévenus, inculpés et accusés, tout en répondant à l’urgence de la surpopulation carcérale qui asphyxie le principal établissement pénitentiaire du pays. Le Bâtonnier Jean Louis Opalegna a dénoncé des situations de détention pouvant atteindre jusqu’à 100 mois, pointant des violations graves de la procédure pénale. Face à cette alerte, le premier président de la Cour d’appel s’est engagé à transmettre sans délai les dossiers aux chambres d’accusation compétentes, ouvrant la voie à un examen rapide des requêtes et, potentiellement, à un soulagement significatif pour Ngaragba et pour l’État de droit en Centrafrique.



