Plus de 45 civils ont été tués au cours de la semaine écoulée dans une série d’attaques armées menées dans plusieurs villages du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC). L’alerte a été donnée par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) des Nations unies, qui se dit profondément préoccupé par l’intensification des violences dans l’est du pays.
Selon l’agence onusienne, « le BCAH est alarmé par l’escalade de la violence dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri », une situation qui continue de se détériorer malgré les efforts de stabilisation et les appels répétés à la protection des civils. Dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, les hostilités ont connu un regain inquiétant depuis le 14 novembre. Plus de 45 personnes y ont été tuées lors d’attaques coordonnées contre plusieurs villages.
Parmi les incidents les plus graves, l’assaut d’un centre médical a coûté la vie à au moins 17 personnes, dont des patients. Des partenaires du BCAH rapportent que deux membres du personnel soignant ont été enlevés. Les assaillants ont également pillé des médicaments avant d’incendier l’établissement de santé, privant des milliers de personnes d’un accès vital aux soins.
Cette recrudescence des violences a provoqué un déplacement massif des populations. Plus de 30.000 personnes ont fui leurs foyers en moins d’une semaine, cherchant refuge dans des zones plus sûres déjà saturées par l’afflux de déplacés internes. Les autorités humanitaires redoutent une aggravation de la crise si les attaques se poursuivent.
Dans la province voisine de l’Ituri, la situation reste tout aussi préoccupante. Deux tentatives d’attaque armée contre l’hôpital de Lolwa, dans le territoire de Mambasa, ont pu être déjouées, selon le BCAH. Ces actes ciblant directement des infrastructures sanitaires rappellent la vulnérabilité des civils et la pression constante sur les systèmes de santé locaux.
Face à cette flambée de violence, les Nations unies appellent une nouvelle fois à la protection des populations civiles et au respect du droit international humanitaire. Elles exhortent également les autorités congolaises et les partenaires régionaux à renforcer les efforts de stabilisation dans une région où les conflits armés continuent de provoquer des pertes humaines considérables et des déplacements à grande échelle.




