Élections législatives en Égypte : le CNDH au cœur du dispositif de transparence électorale

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) s’impose comme un acteur clé de la surveillance du processus électoral en Égypte. À travers un centre opérationnel établi au Nouveau Caire, épaulé par onze antennes régionales, l’institution déploie un dispositif de suivi inédit pour garantir la crédibilité des élections législatives.

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) s’impose comme un acteur clé de la surveillance du processus électoral en Égypte. À travers un centre opérationnel établi au Nouveau Caire, épaulé par onze antennes régionales, l’institution déploie un dispositif de suivi inédit pour garantir la crédibilité des élections législatives.

Des centaines d’observateurs, de juristes et de journalistes y assurent une veille permanente, collectant et analysant les rapports issus des bureaux de vote à travers tout le pays. « L’impartialité absolue des membres du CNDH, non affiliés à des partis politiques, constitue la clé de la crédibilité du processus », a souligné son président, Mahmoud Karem.

Pour renforcer cette transparence, le conseil s’appuie sur des outils technologiques modernes. Selon Abdel-Gawad Ahmad, directeur de la cellule de crise, une application numérique permet aux observateurs sur le terrain de transmettre en temps réel leurs constats et les plaintes éventuelles à la salle de suivi centrale. Ces informations, après vérification, sont relayées à l’Autorité nationale des élections (ANE). « Chaque journée électorale donne lieu à un rapport documenté par des vidéos et des données vérifiées », précise-t-il, ajoutant qu’un rapport global sera remis à l’ANE dans les dix jours suivant la fin du scrutin.

La coopération entre le CNDH et l’ANE s’inscrit dans le cadre d’un accord institutionnel garantissant un échange constant d’informations et une coordination rapide en cas d’incident. L’ANE supervise, pour sa part, les aspects logistiques et juridiques du vote. Son président, Hazem Badawy, a affirmé que « toutes les mesures de sécurité ont été renforcées, notamment dans les zones rurales et frontalières, afin d’assurer un climat paisible ». Il a également insisté sur la mise en place d’un comité de suivi des médias, chargé d’assurer une couverture impartiale et équilibrée.

La dimension médiatique, pilier de la transparence électorale, est encadrée par l’Organisme général de l’information (SIS), dirigé par Diaa Rashwan. Celui-ci a coordonné la couverture de 86 médias internationaux représentant 32 pays, dont 21 agences de presse et 25 chaînes de télévision. Une cellule de crise a été installée au Centre de presse des correspondants étrangers pour faciliter l’accès à l’information et répondre aux besoins des journalistes accrédités. « Nous veillons à fournir des données officielles fiables et à rectifier toute information inexacte sur l’image d’une Égypte moderne et responsable », a-t-il assuré.

À travers cette coopération étroite entre le CNDH, l’ANE et le SIS, l’Égypte affirme sa détermination à consolider la transparence électorale comme une réalité institutionnelle. Ce dispositif intégré, combinant technologie, vigilance juridique et ouverture médiatique, témoigne d’une volonté d’ancrer durablement une gouvernance démocratique et responsable.

Par la rédaction de Trace Infos, d’après Ahram Info

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