L’Association des Jeunes Leaders pour la Promotion de l’Espace Numérique au Tchad (AJLPENT) monte au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « spoliation intellectuelle » autour du projet CIT-N’Djaména, récemment lancé par les autorités. Dans un communiqué rendu public le 8 novembre 2025, l’association, dirigée par Adoum Tiney Barkaï, accuse le Secrétariat Général de la Présidence de la République (SGPR) d’avoir repris, sans reconnaissance ni consultation, un concept qu’elle affirme avoir déposé depuis le 9 mai 2025.
Selon l’AJLPENT, le communiqué publié la veille par le SGPR, sous la signature de Mahamat Ahmat Alhabo, chercherait à « minimiser et travestir les faits ». L’association rejette ce qu’elle considère comme des « menaces à peine voilées » et annonce avoir saisi un cabinet d’avocats afin de défendre ses droits devant la justice. Elle affirme disposer de preuves documentées attestant de sa paternité du projet.
Face à la convocation du SGPR pour une séance dite de clarification, l’AJLPENT a préféré s’abstenir, estimant que « les faits sont déjà clairs et connus ». L’organisation réaffirme sa détermination à faire respecter le droit à la propriété intellectuelle, appelant à une meilleure reconnaissance des initiatives portées par les jeunes Tchadiens.
« La vérité triomphera toujours sur le mensonge et la manipulation », conclut le communiqué, dans un ton à la fois ferme et confiant, laissant présager un bras de fer juridique entre la jeunesse innovante et les institutions étatiques.



