Cameroun : Issa Tchiroma Bakary revendique sa victoire et appelle à la mobilisation nationale

Dans une lettre poignante adressée à Kamsu Leuppue en réponse à sa « lettre ouverte », Issa Tchiroma Bakary, qu’il se présente comme « président élu », s’exprime avec une rare intensité sur la situation politique post-électorale du Cameroun. L’ancien ministre et figure de l’opposition y dénonce sans détour ce qu’il qualifie de « braquage électoral » et de « coup d’État constitutionnel » orchestré par le régime sortant.

Dans une lettre poignante adressée à Kamsu Leuppue en réponse à sa « lettre ouverte », Issa Tchiroma Bakary, qu’il se présente comme « président élu », s’exprime avec une rare intensité sur la situation politique post-électorale du Cameroun. L’ancien ministre et figure de l’opposition y dénonce sans détour ce qu’il qualifie de « braquage électoral » et de « coup d’État constitutionnel » orchestré par le régime sortant.

« Cette élection n’est pas qu’une simple confrontation entre deux idéologies ; elle symbolise la victoire de la vie sur la simple survie », écrit Tchiroma, affirmant que sa formation politique a remporté une victoire « éclatante et incontestable ». Il accuse le pouvoir en place d’avoir réprimé dans le sang les manifestations populaires, évoquant des morts, des enlèvements et des arrestations ciblées contre ses partisans.

L’opposant camerounais se pose en leader résolu, déclarant ne pas céder à la peur : « Depuis 40 ans, c’est plutôt eux qui craignent ma détermination. » Il fustige un régime « arrogant, déconnecté et embourgeoisé », qu’il juge à bout de souffle, tout en rappelant que « dans le cas du Cameroun, ils sont trois, nous sommes 30 millions ».

Tchiroma appelle ses partisans à poursuivre la « revendication pacifique » de leur victoire par des villes mortes et une discipline collective, tout en exhortant les forces de sécurité à « ignorer les ordres illégitimes ». « Restons unis et engagés vers la victoire », conclut-il, dans un message mêlant détermination politique et appel à la résistance civile.

Cette sortie marque un nouveau tournant dans la contestation post-électorale au Cameroun, alors que les tensions politiques demeurent vives et que l’opposition maintient la pression sur le pouvoir en place.

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