Dans une atmosphère solennelle à la Maison Blanche, l’ambassadeur du Burkina Faso auprès des États-Unis, Kassoum Coulibaly, a officiellement présenté ses lettres de créance au président américain Donald Trump, réaffirmant la volonté du Burkina Faso de renforcer ses relations diplomatiques avec la première puissance mondiale.
Revêtu d’une tenue traditionnelle militaire surnommée « tenue de combat », le diplomate burkinabè a remis, au nom du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, les documents officiels l’accréditant comme représentant du Burkina Faso à Washington. Ce geste marque le début formel de son mandat dans un contexte géopolitique sensible, tant pour le Burkina Faso que pour l’ensemble de la région sahélienne.
Dans sa communication adressée au Département d’État américain, Kassoum Coulibaly a souligné la qualité constante du partenariat bilatéral, malgré les difficultés sécuritaires que traverse son pays. Il a mis en lumière la lutte implacable du Burkina Faso contre les groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda (GSIM) et à l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS), qui sèment depuis des années mort et désolation sur le territoire national.
« Mon pays fait face, depuis une décennie, à une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent, alimentée par des actions terroristes… qui menacent notre existence », a-t-il affirmé. Néanmoins, il a tenu à rassurer sur les progrès réalisés sous la conduite du Capitaine Traoré, évoquant une reconquête progressive du territoire et le retour de milliers de déplacés internes dans leurs villages d’origine.
Expert en logistique militaire et en maintien de la paix, l’ambassadeur Coulibaly a plaidé pour des partenariats stratégiques équilibrés, fondés sur l’égalité, le respect mutuel et la confiance. Un message bien reçu par le président Donald Trump, qui s’est montré ouvert à une collaboration renforcée entre les deux États.« Nos deux pays partagent un intérêt pour l’amélioration de la prospérité de nos nations. Nous avons des opportunités de collaboration dans des domaines tels que le commerce, l’énergie, les mines et les télécommunications », a déclaré le dirigeant américain, concluant la cérémonie sur une note de coopération prometteuse.
Cette nouvelle dynamique diplomatique augure de perspectives positives pour un Burkina Faso en quête de stabilité et de souveraineté retrouvée, et qui mise désormais sur des alliances solides pour sortir de l’ombre de la guerre.