Un nouveau jalon vient d’être franchi dans la mise en œuvre de l’accord de paix signé le 19 avril dernier à N’Djamena entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés UPC et 3R. Ce samedi 12 juillet, la localité de Maloum, située à une cinquantaine de kilomètres de Bambari, a accueilli la cérémonie officielle de désarmement de plus de 300 ex-combattants de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC).
Dans une atmosphère marquée par la solennité et l’espoir, cette étape majeure du processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) s’est tenue en présence d’une forte délégation civile et militaire. Parmi les figures de proue : le ministre centrafricain de la Défense, Rameau Claude Bireau, son homologue tchadien Issakha Maloua Djamouss, le ministre conseiller à la Présidence, le général Henry Wanzet-Linguissara, et le chef de l’UPC, Ali Darassa, visiblement engagé dans cette dynamique de paix.
Côté forces armées, le général d’armée Zéphirin Mamadou, chef d’État-major des Armées, et le général Freddy Johnson Sakama, sous-chef chargé des opérations, ont souligné la portée historique de ce désarmement, qui amorce une nouvelle ère de confiance entre les anciens belligérants et les autorités républicaines.
« Cet acte de reddition volontaire d’armes traduit la volonté des ex-combattants à tourner la page de la violence et à se joindre à l’élan de reconstruction nationale », a déclaré le ministre Rameau Claude Bireau dans son allocution.
Le gouvernement centrafricain, par la voix du président Faustin Archange Touadéra, avait lancé un appel solennel à tous les groupes armés pour abandonner les armes et réintégrer la République. L’opération de Maloum vient ainsi couronner des mois de négociations sous médiation régionale, notamment avec l’appui du Tchad, partie prenante dans le processus.
Pour les Forces Armées Centrafricaines (FACA), cette opération renforce la dynamique de stabilisation et confirme leur engagement à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Le DDRR, programme phare pour la consolidation de la paix, entre ainsi dans une phase active, avec l’espoir d’un impact durable sur la sécurité et la cohésion sociale.
Alors que les regards se tournent vers les prochaines étapes, l’enjeu sera désormais d’assurer la réinsertion effective de ces ex-combattants dans la vie civile et de renforcer les actions en faveur de la réconciliation nationale. Car si la guerre a longtemps divisé, c’est désormais par les actes de paix que la Centrafrique espère se reconstruire.